Catégorie : Actualités

Jardinage naturel par Eric Charton

Août 2019  : Les cheimatobies

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Retrouvez tous les conseils : dans l’onglet « jardiniers et arboriculteurs / Les fiches conseil »

Août : Les cheimatobies

La cheimatobie ou Phalène hiémale est un papillon nocturne.

La chenille de ce lépidoptère est vert clair et crée des fils de soie très fins. Elle est dite arpenteuse car elle se plie et se déplie comme si elle mesurait les feuilles. Elle est défoliatrice de mars à avril ; dévore les feuilles en ne laissant que les nervures.

La cheimatobie est présente sur plusieurs arbres  fruitiers  comme  les  cerisiers, abricotiers,  pruniers,  pommiers,  poiriers mais  peut  se  trouver  sur  les  noisetiers, châtaigniers, lilas, érables…

Le papillon adulte a un corps d’environ 9 mm de longueur, de couleur grise. Le mâle vole, la femelle a des ailes atrophiées et ne peut pas voler mais elle grimpe le long des troncs des arbres pour aller pondre ses œufs à partir d’août.

Le jardinier peut placer des bandes engluées autour du tronc ou à la base des charpentières pour contraindre leur montée. Au printemps et  en  présence  de  chenilles,  une  pulvérisation  avec  du  Bacille de Thuringe est très efficace.

Dicton d’août :

Cheimatobie or not to be !

Juillet : Les aleurodes

Les aleurodes, insectes d’1,5 mm de long, ont sur chaque aile blanche deux taches grises. Les adultes situés au revers des jeunes feuilles s’envolent dès que le jardinier touche les choux.

Ces insectes se nourrissent de leur sève, ce qui entraîne un retard de croissance.  Les  choux  sont  aussi  couverts  de  miellat  qui  va favoriser le développement de fumagine (champignon poudreux noir).

Le  jardinier peut repiquer les choux  sur des paillages odorants (déchets de taille de sauge, lavande… de 2018) qui provoquent un « bazar olfactif ». Il peut installer des pièges  jaunes  collants  sur  lesquels  les insectes  viendront  s’engluer  quand  il  secoue  les  feuilles.  L’arrosage des feuilles limite les infestations.

Le jardinier peut favoriser la présence des auxiliaires en créant des bandes florales . En cas d’invasion, il peut aussi pulvériser les choux avec des infusions de plantes  aromatiques (mélisse  citronnelle, menthe…), une macération de 24h de feuilles de rhubarbe ou du savon noir.

Dicton de juillet :

Le choux kale quand l’aleurode !

Juin : La mouche de la carotte

Si le feuillage des carottes jaunit ou rougit, une mouche en est peut-être la cause.

Cette mouche est de couleur noirâtre à pattes jaunes et mesure 4 à 5 mm de long. Elle  vole  en  rase-motte  au-dessus des  rangs  de  mai  à  septembre  (2 générations).

Pour limiter les attaques, le jardinier associe  les  carottes  avec  des  rangs de  plantes  odorantes  pour  dérouter les  mouches  :  poireaux,  oignons, œillets  d’Inde,  plantes  aromatiques annuelles…

Ces plantes peuvent être semées ou repiquées sur le rang des carottes. Attention  si les années précédentes les dégâts étaient importants, la pression  est  telle  que  le  bénéfice  de  cette  association  est  limité.  La protection est plus efficace avec un filet anti-insecte fin.

Les  plants  attaqués  sont  arrachés  afin  d’éviter  toute  prolifération de l’insecte.

Dicton de juin :

Sans prendre la mouche, le jardinier choisit entre la carotte et le bâton !

Mai : Les mouches des cerisiers

Les petites mouches de 3 à 5 mm de long  sont noires avec des taches jaunes sur le thorax et la tête et volent de la fin mai jusqu’à début juillet.

Des asticots blanchâtres se nourrissent de la pulpe du fruit autour du  noyau  pendant  environ  30  jours avant de quitter les fruits  pour partir vers le sol,  à  quelques  centimètres sous la surface, où ils se transforment en pupes pour hiverner. Elles peuvent rester ainsi 2 à 3 hivers.

Pour  limiter les attaques de ces insectes, des pièges jaunes peuvent être installés à la fin de la floraison , tous  les  mètres et  à une hauteur de plus de 2,5 m dans l’arbre permettant de capturer les premiers insectes arrivés avant la ponte dans les fruits.

Le jardinier peut également les piéger grâce à une bouteille plastique contenant un appât à forte odeur (poisson de mer, fumier de poule…).

Les pupes sont dévorées par les oiseaux et en particulier en laissant divaguer des poules sous les arbres.

Dicton de mai :

Prendre la mouche est la cerise sur le gâteau ! 

Avril : Les doryphores

Au printemps et à une température du sol de 14 °C, les doryphores adultes sortent du sol.

Afin de contrôler leur population, le jardinier doit limiter la présence des  plantes  hôtes  des  doryphores comme  la  morelle,  le  datura,  les physalis… ainsi que les repousses de pommes de terre.

La  méthode  la  plus  efficace  pour les  éliminer  reste  la  destruction manuelle des insectes adultes (durée de vie de 1 à 2 ans), des œufs (4 à 10 jours) ou des larves (15 jours).

Si  la  pression  est  faible,  on  peut pulvériser des extraits fermentés de raifort ou de tanaisie (1 kg de plantes  fraiches  pour  10  litres  d’eau  /  pulvérisation  sans  dilution).

Un traitement au pyrèthre peut être efficace sur les jeunes larves (traitement tous les 10 à 14 jours).

Dicton d’avril :

La raison du doryphore n’est pas la meilleure !

Mars : Les pucerons

Les pucerons sont de différentes couleurs ; ils s’attaquent à toutes les plantes du jardin, des tiges aux racines  et en puisent les éléments nutritifs .

Leurs  attaques  déforment,  dessèchent  et  font  chuter  les feuilles ou craquellent l’écorce. Ils affaiblissent en général les plantes qui deviennent plus sensibles aux maladies ou aux virus.

Le miellat rejeté par les pucerons favorise la  fumagine,  champignon  noir  qui  limite les  échanges  gazeux.  Plus  la  plante  se trouve dans de bonnes conditions de vie, moins elle est envahie par les pucerons : pas d’excès de fertilisant, bonne condition de lumière en respectant les distances de plantation…

Le jardinier doit favoriser leurs prédateurs et leur faire confiance : coccinelles, micro-guêpes, larves de syrphes

Ensuite, il peut faire appel à la phytothérapie (infusion de plantes aromatiques du moment avec 100g de plante par litre d’eau, macération d’un jour
de feuille rhubarbe…), sinon ce sera une pulvérisation de savon noir.

Chanson de mars :

Afin de sourire de bon matin
Ô gué, ô gué
On nous donne des cours sur le jardin
Ô gué, ô gué
On apprend la vie secrète
Des attaques de bébêtes
Ou de celles des maladies
Qui donnent des p’tits soucis
Un animateur eau très sympathique
Nous en explique toute la mécanique.
Il dit nous allons voir le rosier
Ô gué, ô gué
Mais aussi d’grands arbres fruitiers
Ô gué, ô gué
Il s’approche des pétioles
Où est cette petite bestiole
On va p’ têt’ enfin savoir
Qui a donc tant de pouvoir
Et sans hésiter il nous dessine
La petite bestiole sur les étamines.
Tout tout tout
Vous saurez tout sur le puceron
Le vrai, le faux, le laid, le beau
Le dur, le mou, qui est com’ un pou
Le gros touffu, le p’tit joufflu
Le grand ridé, le p’tit grisé
Tout tout tout tout
J’vous dirai tout sur le puceron !

Février : Les cochenilles à carapace

Les cochenilles consomment la sève en affaiblissant les végétaux. Selon les espèces, les feuilles, les rameaux ou les fruits sont touchés. Le miellat sécrété par ces insectes engendre l’apparition de la fumagine (couche noirâtre). Les cochenilles apprécient l’abri de l’aisselle des feuilles, les anfractuosités des écorces ou le revers des feuilles près des nervures.

Le jardinier doit installer des auxiliaires naturels (coccinelles, chrysopes, syrphes, punaises…) grâce à des plantes hôtes (plantes fleuries productrices de pollen : phacélie, orties…).

En lutte directe, les cochenilles sont difficile à éliminer à cause de leur carapace cireuse. Les pulvérisations d’huile blanche les asphyxient. En hiver, après le brossage des branches les plus atteintes, on peut appliquer un badigeon à base de chaux, d’argile et de bouse de vache.

Sur les plantes d’intérieur, les cochenilles sont détachées  grâce à un coton-tige imbibé d’alcool.

Dicton de février :

Pose en février ton regard, c’est la cochenille qui se prépare.
En route les tailleurs, la cochenille part à l’heure.
Mets tes mains à ma cisaille, pour pas que la cochenille déraille.
Tout ira bien et si tu veux, prie la cochenille et le bon Dieu.

Décembre : Des pommiers dans le vent !

Les jardiniers propriétaires de parcelles de plusieurs ares peuvent créer un verger avec des arbres vigoureux (demi tige = tronc de 1,60 m ou haute tige = tronc de 1,80 m) : le verger de plein vent !

Les distances de plantations sont en tout sens de 8 à 10 m. Un pieux est indispensable à la plantation.

Les formes en volume usuelles ne sont pas en accord avec le port naturel, l’arbre est conduit sur 4 à 5 charpentières. Leur pointe ne doit jamais être rabattue : un arbre qui doit être grand …doit être grand !

Si  l’arbre  est  trop  vigoureux  au  goût du  jardinier,  c’est  que  le  porte-greffe choisi n’était pas le bon à l’achat.
Toutefois, il est possible,  après plusieurs années, de rabattre chaque charpentière vers une branche vigoureuse poussant vers l’extérieur.

Tous les ans, il sera important de conserver qu’une seule branche « cheffe » pour éviter l’effet parapluie qui empêche la lumière de rentrer dans l’arbre.

Dicton de décembre : Pom’, pom’, pom’, pommmmmme : c’est le destin du jardinier !

Novembre : Le passage piéton pour le pommier !

Les arbres de petits volumes, cueillis à pieds (sans échelle), sont incontournables dans les petits jardins. Les grands arbres y sont « trop malheureux » : mauvaise exposition, taille trop sévère, excès de maladies et de prédateurs…

Ces arbustes de très faible volume sont des pommiers ou des poiriers car les fruits à noyaux sont naturellement plus vigoureux. Ils produisent à partir de 3 ans. Avant, il est conseillé d’enlever les fleurs afin de favoriser la production de branches.

Leur taille de formation ou de fructification est facile car leur forme est très proche du port naturel.

L’application de produits alternatifs aux pesticides est possible avec de simples pulvérisateurs.

Par contre, ces arbustes doivent être palissés ou soutenus par un pieu et vivent moins de 20 ans.

Dicton de novembre : C’est au pied de l’arbre que l’on voit le jardinier !

Octobre : L’hibiscus se taille à l’œil !

Les arbustes à floraison printanière ne sont plus taillés depuis 3 mois (forsythia, spirée blanche…). Les feuilles tombées, ce sera au tour de ceux à floraison estivale.

La taille sera possible jusqu’en mars 2019. Les rameaux des hortensias sont rabattus en mars sur le premier gros bourgeon en partant du haut vers le bas (photo).

Les pousses de l’année de l’hibiscus sont coupées à 3 yeux.

Chaque branche du buddleia est coupée de moitié; idem pour les spirées d’été.

Les déchets de taille sont broyés puis servent de paillis efficaces. Ils peuvent être mis en tas; d’année en année et serviront de refuge à la macrofaune (hérisson, fouine…). Enfin, les plus beaux rameaux peuvent être bouturés.

Dicton d’octobre : L’hibiscus n’est pas une chaine d’hôtels à Strasbourg !

 

Septembre : Sauge qui peut !

Les plantes aromatiques vivaces sont indispensables au jardin !

Sauge, thym, lavande, mélisse citronnelle… sont des éléments d’aménagement qui sont faciles d’entretien : très bon ensoleillement, sol filtrant et moyennement riche en matière organique et distances de plantation respectées.

Leur taille est incontournable avant le printemps prochain (1/2 pour la lavande ou le thym, 1/3 pour la sauge ou le romarin).

Les déchets de taille peuvent être bouturés pour multiplier ces plantes, déchiquetés pour servir de paillis odorant insectifuge au potager ou séchés pour un usage domestique.

Durant la saison, ces plantes sont utilisées en phytothérapie pour limiter les invasions de pucerons : infusion de 100g de plantes par litre d’eau puis pulvérisation le soir sans dilution.

Dicton de septembre : Avec les copains, on partage le thym !

 

Août : Ramène ton fraisier !

Les fraisiers se plantent principalement d’août à octobre grâce aux stolons issus des plantes-mères !

Les variétés remontantes ou dites des « 4 saisons » pourront l’être jusqu’en mars.

La parcelle est préparée en incorporant du compost au sol. Au paillis de broyat de branches ou de feuilles mortes, le jardinier le complète d’aiguilles de pins ou des sapins à l’automne.

Les pieds sont conservés 4 ans.

Les paillis des fraisiers en place sont aussi complétés avec les déchets du moment (tontes de pelouses séchées, broyat …).

La canicule a apporté son « flot » de biodéchets (plantes desséchées complètement ou en partie, feuilles tombant prématurément…) : il faut en profiter pour enrichir le sol !

Dicton d’août : Les fraises hantent les jardiniers souffrant de caries !

Juillet : Spirée, forsythia et compagnie !

Les arbustes à floraison printanière comme spirée, forsythia… sont taillés une fois défleuris et jusqu’à fin juillet.

Attention aux oiseaux pouvant nidifier !

Pour favoriser une floraison abondante en 2019, la forme en touffe est respectée. Les rameaux les plus anciens sont rabattus sur des plus jeunes. Une taille sévère qui limite la hauteur favorise le dégarnissement du pied et fixe le départ de nouvelles pousses aux coups de cisailles.

Les déchets de tailles, déchiquetés à la tondeuse ou broyés plus finement au broyeur, renforcent les paillis au potager. Ils sont plus efficaces et sains que la paille de l’agriculture traditionnelle.

Ces arbustes n’ont besoin d’aucun traitement ; les auxiliaires du jardinier sont bien suffisants !

Dicton de juillet : La taille de la spirée permet de remettre de l’air dans la haie !

Juin : Jardinières et jardiniers, vous prenez-vous le chou ?

De juin à juillet, les choux sont les bienvenus au jardin pour une consommation en automne ou en hiver. Ils sont repiqués, en mottes ou non, en respectant bien les distances de plantation de 0,50 à 0,80 cm selon les variétés.

Ils sont à fleurs (Chou-fleur, Brocoli, Romanesco), à feuilles (Kale, Palmier, Frisé…), pommés (Pointu, Chou-rouge, Milan, Chou-vert…), à boutons (Bruxelles…).

Ne pas oublier : chou-rave et chou-navet (0,30 cm en tous sens ) !

Pour optimiser la place sur et entre les rangs, les salades sont repiquées entre les choux.

En cas d’aleurodes (moucherons blancs), une pulvérisation d’une infusion de mélisse citronnelle ou de menthe, d’une macération d’une nuit de feuilles de rhubarbe ou de savon noir est efficace !

Dicton de juin : Le bout de chou se rapproche du potager et de la variété de Milan !

Mai : la chasse aux courges est ouverte !

De mai à juin, le jardinier plante, en respectant les distances de plantation, citrouilles, concombres, courgettes, melons, potirons et autres courges, achetés ou semés en godet.

Ces légumes-fruits ont besoin de nutriments et d’eau pour grossir.

Le trou de plantation doit être rempli de compost demi-mûr à mûr. Pour garder une certaine humidité, le sol est copieusement paillé avec des déchets verts plus ou moins grossiers.

Les limaces adorent les jeunes plants. Pour limiter cette gourmandise, protéger les d’un pot plastique sans fond, enterré et en laissant un bord de 5 cm. Quelques granulés d’anti-limaces autorisés en Agriculture biologique sont déposés.

Ne pas oublier de semer des concombres ou des courgettes en juin pour les récoltes de fin d’année !

Dicton de mai : Le jardinier ne fait de différence entre haute et basse courge !

Avril : les pieds de tomate sortent couverts !

Après le 1er mai, le jardinier plante les pieds de tomate sous tonnelle ou non.  Avant, il peut le faire sous tunnel.

En les couvrant, il limite les différences de température entre le jour et la nuit, et surtout évite des feuillages mouillés. Ces 2 points cumulés sont favorables à la prolifération du mildiou, il vaut mieux les éviter !

Comme les tomates sont des fruits, le jardinier peut  toujours les planter au même endroit. Le trou de plantation (30×30) doit être rempli d’un mélange de terre et de compost assez mûr.

Une fois plantées, le sol est couvert en permanence grâce à des déchets verts fins à déchiquetés. L’idéal aurait été que le sol soit couvert depuis l’automne pour constituer une litière comme en forêt.

Dicton d’avril : Rien ne sert de se découvrir en avril, les tomates ne sont pas encore plantées !

Mars : Aux pieds des mûres !

Les mûres sans épine sont idéales pour les petits jardins ; elles sont palissées sur 3/5 fils entre des poteaux ou contre un mur. Elles sont plantées tous les 2/3 m.

Côté taille, les rameaux ayant produit en 2017 sont coupés à ras. Ceux ayant poussé cette même année sont palissés sur chaque fil. Les rameaux secondaires sont coupés à 10/20 cm en arêtes de poisson.

Un fil est laissé libre afin de regrouper les rameaux poussant en 2018. En les laissant traîner, ils risquent d’être blessés par une tondeuse ou leurs extrémités peuvent s’enraciner. Aucun traitement avec des produits autorisés en AB n’est nécessaire. Les déchets de taille, coupés en tronçons, sont laissés au pied…comme dans la nature !

Dicton de mars : C’est aux pieds des mûres que l’on voit le jardinier.

févier : Lapalissade des excellentes framboises !

Les framboisiers non-remontants sont des baies incontournables du jardin nourricier! Ils produisent en une seule fois en juin. Ils sont obligatoirement palissés sur plusieurs fils.

Les cannes ayant produit en 2017 sont coupées à ras. Le jardinier sélectionne les cannes ayant poussée cette année en gardant une tous les 10 cm au maximum. Elles sont rabattues à 180 cm et de 10 cm pour les plus petites.
Les plus malingres, les infestées avec des boursouflures et les doubles sont coupées puis sont brûlées au barbecue.

Une couche de feuilles mortes ou de paille (30 à 50 cm) est déposée à leurs pieds pour rappeler la litière forestière dans leur milieu naturel. Aucun engrais n’est nécessaire !

Dicton de février : Ce serait un coup bas de donner aux cochons les baies qui ont la côte!

Janvier : Les pieds de groseille se taillent -ils cassis!

Tant que le sol n’est pas gelé, c’est le moment de planter, tous les 1/1,50m, les petits fruits conduits en touffe comme les différentes variétés de groseilles, casseilles ou cassis.

Ils sont racines nues ou en pot. Le chevelu racinaire est diminué au sécateur en dirigeant les plaies de taille vers le bas. Une dizaine de rameaux est suffisant; les autres sont rabattus au ras. Ces derniers peuvent être bouturés pour multiplier cette plante.
Les années qui suivent, les touffes sont éclaircies en nombre et en couleur : supprimer d’une partie du vieux bois (bois foncé), effiler les rameaux…

Moralité du mois: Avec la famille « groseilles », la vie du jardinier est un long fleuve tranquille !