Catégorie : Actualités

Jardinage naturel par Eric Charton

Les conseils de saison à la radio ou sur internet.
En juillet : le cerisier !

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Les podcasts de l’émission sont disponibles à l’adresse mail suivante : http://www.azur-fm.com/podcasts/semaine-137/1

Les conseils de saison d’Eric Charton

Une nouvelle année d’information mensuelle sur le jardinage naturel sur le site des Missions Eau alsace.
Retrouvez les conseils 2015 et 2016 dans l’onglet « jardiniers et arboriculteurs » puis « fiches conseils ».

Juillet : le cerisier se taille pour se mettre au vert !

Les cerisiers se « taillent en vert » après la récolte. La cicatrisation des plaies est favorisée et la pousse des rameaux laissés est renforcée.

La priorité est de supprimer les branches mortes ou souffreteuses facilement identifiées quand l’arbre est en feuilles. Ensuite, c’est au tour des gourmands (rameaux de l’année très vigoureux).

Pour des cerisiers conduits principalement en volume, les rameaux se dirigeant vers le centre de l’arbre sont éliminés (1) pour une bonne aération. Les pointes des charpentières (4 à 6 branches principales et dressées par arbre) sont effilées dans leurs 2 derniers mètres pour une bonne entrée de la lumière (2). Le jardinier ne doit jamais les rabattre sauf sur une branche dressée externe (3); la pointe est ainsi remplacée !

Attention, il faut profiter de ces interventions pour faire tomber les cerises non cueillies, sinon elles se transformeront en fruits momifiés, véritables foyers de champignons prédateurs.

Moralité du mois :  Le jardinier qui guigne la cerise mérite un big haro.

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Juin : le jardinier prend le melon !

Lorsque les pieds de melon ont 4 ou 5 feuilles, le jardinier les taille ou plus exactement les pince au-dessus de la 2ème pour les faire ramifier. Après, il taillera les ramifications obtenues au-dessus de la 3ème feuille.
Enfin, une fois les melons présents, une taille est nécessaire à 2 feuilles au-dessus de ces fruits. Les pieds séparés d’1m s’étendent rapidement.

Pour optimiser les 1 à 2 arrosages par semaine, un paillis est nécessaire avec les déchets verts du moment (tonte, déchets de taille, …), de la paille ou des reliquats de feuilles mortes. En cas de risques d’attaques de limaces, sécher les déchets frais pendant quelques jours. Une pulvérisation avec une décoction de prèle (30g de plante sèche ou 100g de plante fraiche par litre d’eau / dilution à 30%) stimule les pieds et les protège des maladies.

Moralité du mois : Melons quand le vent se lève et quand à loup dans la bergerie !

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Mai : Le basilic ne se fait pas prier !

C’est le moment de semer en pot et surtout en pleine terre le fameux basilic !

Il aime le plein soleil et un sol riche en matière organique très décomposée.

Le jardinier peut aussi l’acheter en pot. Il le divise en 5 à 8 touffes puis les transplante tous les 30 cm en ligne, en massif, ou en mélange avec d’autres plantes aromatiques, légumes ou fruits (association favorable avec les tomates).

Bien entendu, le basilic peut être maintenu en pot. Comme au jardin, une plante achetée permet de créer 5 à 8 pots individuels pour occuper une jardinière de 50 cm.

Moralité du mois: Semer le basilic au Mont Sainte Odile lui donne un goût divin.

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Avril : La pomme sans terre !

Après la floraison des lilas, le jardinier peut planter sans crainte les pommes de terre !
Les tubercules pré-germés dans une clayette sont déposés tous les 30 cm dans un sillon profond de 10 cm. Selon la vigueur des variétés, les rangs sont séparés de 50 à 70 cm.
Le jardinier peut butter à l’avance. Un paillis de tontes de gazon (1 cm) est déposé sur l’ensemble de la surface.

Ici et là, des piquets de plus de 2m sont installés pour servir de support à des haricots à rames semés en mai. Cette association est favorable et le volume du jardin est mieux occupé.
Autre technique pour les pommes de terre: une fois le sillon creusé, remplacer le recouvrement de terre par celui de paille. Ne pas oublier de compléter cet apport au cours des mois pour éviter tout verdissement des légumes.

Moralité du mois : Les jardiniers en robe de chambre se renvoient la pomme de terre chaude.

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Mars : La fève du samedi soir !

Un mélange de fèves bouillies et de pain constituait la fameuse pitance au Moyen-âge!

Jusqu’à mi-avril, les fèves sont semées dans des sillons de 5 cm, tous les 10 cm sur le rang et tous les 40 cm entre. Cette légumineuse comme les haricots et les petits-pois préfère des sols ayant reçu du fumier 2 ans auparavant.
Après sa récolte, elle est déchiquetée à la cisaille et laissée sur place, ainsi que les racines. Le sol est enrichi en azote et est couvert. Plusieurs jours après, le jardinier repique directement les salades dans les rangs.
Les fèves sont sensibles aux pucerons noirs ; il suffit de pincer les extrémités infestées. Un pulvérisation d’une infusion de sauge ou de mélisse non diluée (100g de plante/litre d’eau) ou du savon noir complète cette lutte alternative aux pesticides.

Moralité du mois : La fève dehors est lancée quand le jardinier est sans drap !

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Février : Sans ou avec épine, la ronce se vaut !

Avec ou sans épine, la ronce et ses succulentes mures devraient être incontournables au jardin.

Pour faciliter la gestion de sa vigueur, le jardinier doit la palisser. Enfoncer des piquets de 2 m tous les 4 mètres et tendre à partir du haut 4 fils tous les 30 cm. Les longs rameaux sont attachés sur 3 fils et les rameaux secondaires sont taillés à 4 yeux (taille en arête de poisson). Courant de l’année, les nouveaux rameaux sont attachés sur le 4ème fil qui est libre afin de les protéger et d’éviter l’enracinement de leur extrémité (marcottage d’extrémité).

Les rameaux ayant produits sont rabattus à ras. Ces déchets à moelle sont rassemblés en fagots eroncet servent de refuge à la faune auxiliaire.

Une dernière idée : le palissage peut être fait directement sur un panneau avec clous et liens.

Moralité du mois : Les mûres mures élèvent la voie d’un jardin à être nourricier !

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Janvier : Prenez de la graine !

Avec des températures basses et un sol gelé, le jardinier a peu d’activités au jardin ce qui lui laisse tout le temps pour acheter ou commander les paquets de graines auprès des enseignes spécialisées.
Son choix doit plutôt se porter sur des variétés non issues d’hybridations (croisements). Il est facile de repérer les hybrides: il y a la mention F1 après le nom. Le jardinier ne peut donc pas les multiplier, car leurs graines ne sont pas viables ou donnent des plantes qui ont des caractéristiques différentes !graines kokopelli
Vérifier aussi la date qui permet de garantir un taux de germination optimal. Attention au grammage qui permet de comparer réellement le prix entre les paquets.

Moralité du mois : La mauvaise graine peut avoir un grain de folie !