"je réduis les doses  
  d'herbicides" 

 Suivi de la ressource 

     



 La nappe phréatique rhénane 



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 La nappe du Rhin supérieur, l’une des plus grandes ressources d’eau souterraine d’Europe, s’étend de Bâle à Mayence dans la vaste gouttière du fossé rhénan. Ce fossé, créé sur une importante fracture de la croûte terrestre a été lentement comblé », durant l’ère quaternaire par les alluvions du Rhin et de ses affluents. Mélange de sables, de graviers, de galets et d’argiles, ces alluvions ont constitué un vaste réservoir aquifère siège de la nappe phréatique rhénane. Leur épaisseur moyenne est de 70 m, mais peut atteindre 240 mètres dans le secteur de Neuf Brisach, voire 400 mètres près de Heidelberg.

Dans les espaces libres entre les galets et les graviers, circule l’eau qui constitue une nappe s’écoulant très lentement vers la mer du nord. Cette eau est renouvelée par les précipitations qui s’infiltrent dans les sols ainsi que par les apports du Rhin et de ses affluents, qui sont en relation constante avec la nappe. On estime à environ 3 milliards de m3 par an les apports annuels à la nappe entre Bâle et Karlsruhe.

Sources des illustrations ci-dessous : Hubert Mansotte CAUE

Vitesse d'écoulement
L’eau de la nappe s’écoule très lentement du Sud vers le nord à travers des terrains plus ou moins perméables. Sa vitesse de progression est en moyenne de 600 mètres par an. Le niveau de la nappe varie suivant les périodes de l’année et l’importance des précipitations, mais aussi en fonction de l’état des cours d’eau qui sont en relation constante avec les eaux souterraines. Les fluctuations de niveau ou « battements » de la  nappe sont de 1 à 3 mètres dans l’année.


Interactions avec les cours d’eau

Les cours d’eau sont en interaction constante avec la nappe. Lorsque leur niveau s’élève nettement au-dessus de celui de la nappe, comme cela est souvent le cas dans la partie sud du fossé rhénan, leur eau s’infiltre dans la nappe. Les rivières phréatiques typiques des rieds naissent du débordement de la nappe dont l’eau vient s’écouler en surface.


Renouvellement des eaux
Chaque année, 12 % du volume de la nappe sont renouvelés :
-    par les pluies qui s’infiltrent directement dans les sols, essentiellement en automne et en hiver,
-    par les apports du Rhin et de ses affluents, en particulier des rivières qui débouchent des massifs environnants (Vosges, Forêt Noire et Pfälzer Wald).


Prélèvements par pompage
De bonne qualité à l’origine et facilement accessible, l’eau de la nappe du Rhin supérieur est disponible en quantité. Elle permet de couvrir, de part et d’autre du Rhin, près de 80 % des besoins en eau potable et plus de 50 % des besoins en eau pour l’industrie, notamment l’industrie agro-alimentaire. La présence d’eau en abondance a ainsi contribué au développement économique de la région rhénane et façonné le paysage industriel. Elle constitue également un atout maître pour l’agriculture, en permettant de développer l’irrigation pour les grandes cultures céréalières et le maraîchage. On estime à 500 millions de m3 la quantité prélevée annuellement, soit 12 % du volume total de la nappe.


Epuration des eaux usées

Les eaux usées que nous rejetons dans les réseaux d’assainissement contiennent toutes de résidus. Pour éviter la pollution des rivières et des nappes, ces eaux sont traitées par les stations d’épuration avant de s’écouler dans le milieu naturel. Mais celles-ci n’arrêtent pas tout. Elles ne sont pas conçues pour traiter les pesticides ni les solvants ou les médicaments. Epurer n’est pas purifier. Polluer moins est plus facile et moins coûteux !


Observation de la ressource
Un diagnostic complet est réalisé tous les ans à l’échelle du Rhin Supérieur grâce à un réseau de plus de 1 500 points de prélèvements. Les campagnes d’analyses portent sur plus de 80 paramètres physico-chimiques.
Des campagnes d’analyse complémentaires sont réalisées à des fréquences plus rapprochées, sur des réseaux de mesures spécifiques, pour le suivi des teneurs en nitrates u en chlorure par exemple, ou pour le suivi de l’impact d’activité »s industrielles.
La hauteur de la nappe est également suivie en permanence, grâce à un réseau de points de contrôle réparti des deux cotés du Rhin : les mesures piézométriques permettent de vérifier que les volumes d’eau prélevés par pompage n’excèdent pas les apports naturels d’eau à la nappe.


Pollutions
Par ses activités, l’homme interfère de multiples façons dans le fonctionnement de cet écosystème. La qualité de l’eau de la nappe reflète l’état de notre relation à l’environnement. A l’heure actuelle, près de 33 % de la surface de la nappe est impropre à un usage « eau potable » sans traitement. Nous sommes tous concernés.
Le transport et l’utilisation de produits toxiques, le lessivage du sel de déneigement des routes, les fuites dans les réseaux d’eaux usées, l’utilisation excessive ou non adaptée d’engrais et de produits phytosanitaires, l’entretien des terrains de sport, des voies ferrées, des rues et des jardins sont autant de causes de danger réel pour le bon état de la nappe.


L’expo nappe
Tous ces éléments sont présentés dans l’exposition itinérante sur le fonctionnement de la nappe phréatique rhénane. Celle-ci est le fruit d’un travail multi-partenarial réalisé en 2007 sous l’égide de la Région Alsace et de la Landesanstalt für Umwelt, Messungen und Naturschutz Baden-Wûrttemberg (LUBW) dans le cadre d’un financement Intereg 3.
Vous êtes élus local ou simple citoyen et vous souhaitez que l’exposition soit installée dans votre commune ?
Pour plus d’informations, adressez vous à l’ARIENA, Philippe LUDWIG, en charge de l’itinérance de l’exposition au 03 88 58 38 44

Source : plaquette de l’exposition itinérante sur le fonctionnement de la nappe phréatique, Région Alsace 2007
Télécharger la plaquette de présentation de l'exposition




 Qualité des eaux dans le secteur Hardt Sud  



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Un réseau de surveillance de la qualité de l’eau des rivières et de la nappe phréatique a été mis en place depuis 2004.

Des prélèvements d’eau sont réalisés deux fois par an dans les ruisseaux. 8 points de prélèvements situés en amont des gravières ont été choisis. Les nitrates et les substances phytosanitaires sont recherchés et analysés par un laboratoire privé. Les résultats permettent d’avoir un aperçu des substances qui entrent dans la nappe aux points d’infiltration des cours d’eau. Les substances les plus fréquemment retrouvées sont les désherbants, utilisés aussi bien sur les cultures qu’en zone non agricole (sur voiries, espaces verts ou dans les jardins). On y retrouve également deux types de fongicides (produit phytosanitaire utilisé pour lutter contre les maladies des plantes) et deux insecticides.

Six points de prélèvements ont été choisis en aval des gravières. Les substances recherchées sont celles que l’on retrouve le plus souvent dans les eaux superficielles. On y retrouve uniquement de l’atrazine et son produit de dégradation, la déséthylatrazine. En effet, lorsqu’ils se dégradent, sous l’effet des bactéries et des micro-organismes notamment, les produits phytosanitaires ne disparaissent pas nécessairement ; ils ont la capacité de se transformer en d’autres produits, dits « de dégradation ». Ces molécules ont tendance a persisté plus longtemps dans l’environnement.






Infos & actualités

Raid Aventure du Pays de la Zorn

 

Les 21 et 24 juillet 2010


Étude ISONITRATE



 

Suivi piézométrique


» Suivi piézométrique


 

Qualité de l'eau au SIPEP de Merxheim - Gundolsheim


» Suivi de la ressource en eau au niveau du bassin versant de Guebwiller et environs


 

Haguenau et environs


» Suivi de la qualité de l'eau dans la zone pilote de Haguenau et environs